Le Mouvement J.M., c'est nous !
"C'est en rencontrant José et son équipe J.M. que j'ai eu envie d'aller plus loin. Je voulais connaître ce qu'ils avaient dans la tête. J'ai trouvé qu'ils avaient du respect pour les plus petits. Du coup, j'ai commencé à avoir plus confiance en moi. Ça m'a fait changer ma façon de regarder les gens. Après, ils parlaient beaucoup de Marie. Une mère comme ça, ça me bottait. J'ai commencé aussi à prier avec eux. Mais, je trouvais le temps long. Moi, j'étais toujours pressé que ça se termine. Petit à petit, en regardant une image de Marie que j'aime, j'ai appris à avoir le courage de m'arrêter le soir avec elle, pour regarder ma journée, y réfléchir un peu et lui en parler. Depuis, je me prépare au baptême ; ça change de ma vie de dingue d'autrefois".
Antoine, 19 ans
«Le fait de rencontrer des jeunes qui ont plus de difficultés que moi, ça m'a ouvert les yeux. Avant, je me disais au fond de moi-même : "je voudrais avoir une superbe maison, une moto, etc..." et en pensant à demain, je ne pensais pas à aujourd'hui, alors qu'il y a des choses à faire aujourd'hui. Maintenant, je comprends que ce que j'ai, c'est parce que je l'ai reçu. Et ce que j'ai reçu, j'essaie de l'utiliser au service des autres en famille, et des copains à l'école. Des jeunes en difficulté, il y en a beaucoup dans le milieu scolaire. Lorsqu'on va à l'hôpital, c'est pareil. Il y a plein de jeunes qui souffrent et qui attendent des visites et un soutien. J'en ai parlé à mes copains. Depuis, ils m'accompagnent. C'est en regardant Marie, cette femme qui a drôlement souffert toute sa vie que j'ai appris à faire attention à ceux qui souffrent. Je crois qu'en les écoutant, ils me disent, eux aussi, une parole pour ma vie de la part de Dieu».
Jacques, 18 ans
«Je suis sourde de naissance. Par rapport aux entendants, j'ai du mal à assumer. Je n'accepte pas toujours mon handicap et refuse donc de discuter avec les entendants. J'ai plutôt envie de me renfermer. Depuis que je suis en équipe J.M., je suis plus à l'aise avec eux. J'ai trouvé de vrais amis. J'ose réfléchir avec d'autres sur ma vie. Marie, au début, je m'en "foutais". Maintenant, elle m'aide à comprendre que Dieu est présent dans la vie ordinaire, qu'il me fait signe dans les petites choses de la vie de tous les jours»
Madeleine, 17 ans
«Une religieuse m'a demandé un jour d'accompagner une équipe R.J. J'y suis allée sans trop savoir de quoi il s'agissait. Mais, comme j'aime bien m'occuper des jeunes, j'ai accepté. J'ai fait la connaissance d'autres responsables adultes et jeunes avec qui on partageait simplement sur la vie de nos équipes. J'ai été marquée par la démarche : vivre ensemble, regarder la vie, toutes les formes de situation difficile, servir avec d'autres humblement comme Marie, l'humble servante. Les moyens du Mouvement m'ont provoquée à vivre cette démarche, à écouter davantage les jeunes (au début, je parlais plus qu'eux !), à m'ouvrir à ceux qui sont plus marginalisés, à changer de regard sur les jeunes et leurs familles, à compter davantage sur eux, à les aider à aller jusqu'au bout de leurs services. J'ai redécouvert Marie autrement. Pour moi, mère de famille, Marie m'a fait rencontrer un Dieu plus proche de moi, un Dieu qui prend ma vie de mère de famille au sérieux, un Dieu qui s'intéresse vraiment à chacun de nous. Et puis, comme Marie avec Elisabeth, je vais visiter les parents des jeunes de mon équipe pour parler avec eux de ce qui les intéresse, et aussi pour les aider à s'ouvrir toujours plus à ce que vivent leurs enfants. Quand j'ai rencontré des difficultés avec mon équipe, j'ai compris le besoin de formation et la nécessité de partager avec d'autres responsables. Depuis que je suis J.M., j'ai fait l'expérience d'une Église fraternelle, qui respecte les différences.
Muriel, 42 ans, mère de 3 enfants